Ubisoft explique pourquoi les productions UbiArt Framework se sont raréfiées

Rayman Origins s’annonçait comme le pionnier d’une nouvelle ère où le UbiArt Framework allait inonder le marché, il n’a finalement été le premier d’une poignée de titres à utiliser ce moteur. Mais Ubisoft, via son PDG Yves Guillemot, tient à rassurer sur son avenir.

2011 : quelle petite claque que celle mise en pleine figure de tous les découvreurs de Rayman Origins, le renouveau de la franchise qui, pour l’occasion, étrennait un tout nouveau moteur graphique. Un certain UbiArt Framework qui avait été dévoilé l’année précédente.

Depuis, eh ben, on compte une dizaine de jeux ayant utilisé ce moteur, incluant Rayman Legends, Soldats inconnus : Mémoires de la Grande Guerre ou encore Child of Light. Et si sa sortie vous avait échappé, le dernier titre Ubisoft en date à avoir eu recours à l’UbiArt Framework a été Souvenir de Gravity Falls : La Légende des gémulettes gnomes, l’adaptation en 2015 sur 3DS de la série animée éponyme.

 

Yves Guillemot reconnaît que les outils de l’UbiArt Framework sont durs d’accès

Lors d’un récent entretien avec IGN (le passage en question débute aux alentours de la 44e minute dans la vidéo ci-dessous), le PDG d’Ubisoft Yves Guillemot a délivré son sentiment sur une utilisation effectivement moins active de l’UbiArt Framework depuis maintenant quelques années.

Il a reconnu que le moteur n’a pas réussi à se démocratiser en raison d’outils complexes à utiliser. Pourtant, Ubisoft avait des ambitions premières telles avec l’UbiArt Framework qu’il était question d’en faire profiter tous les studios d’Ubisoft. Jusqu’à présent, seuls six ont eu cette chance : Ubisoft Montpellier, Ubisoft Paris, Ubisoft Montréal, Ubisoft Osaka, Ubisoft San Francisco et feu Ubisoft Casablanca.

Si tous les studios avaient eu droit à ce moteur, il aurait ainsi fallu « passer beaucoup de temps avec beaucoup de personnes pour aider à s’en servir ». Le retour sur investissement n’était visiblement pas assuré pour qu’Ubisoft choisisse donc de limiter l’utilisation de l’UbiArt Framework. Mais que les fans de ce rendu visuel gardent espoir, Yves Guillemot n’a pas signé l’acte de décès de son moteur : « Il est toujours là et vous verrez d’autres choses l’utiliser, mais il n’est plus aussi prédominant qu’avant ».


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