Focal Elegia – Résumé

Grâce à son large arceau et aux articulations innovantes de ses oreillettes, le Focal Elegia vient se positionner très naturellement sur les oreilles de son porteur. Pour éviter toute inversion de la stéréo, il faut juste prendre soin de respecter le marquage droite/gauche des fiches mini‑Jack 3,5 millimètres. En effet, si elles sont marquées afin d’éviter toute erreur, en revanche aucun détrompeur n’est présent.

Ajustement précis démandé

De même nous avons pu constater que l’Elegia était assez sensible à son positionnement par rapport au conduit auditif. Il est ainsi indispensable d’ajuster l’arceau avec soin pour bénéficier d’une qualité optimale de restitution. Dès lors l’Elegia se comporte de manière assez analytique et sait parfaitement exploiter toute la finesse des meilleurs fichiers Hi‑Res Audio.

Chaque détail, chaque micro‑information est restituée avec rigueur et précision pour conférer à l’image sonore un remarquable piqué. Elle adopte aussi des dimensions impressionnantes pour offrir à l’écoute une sensation d’espace aéré au sein duquel chaque élément de la scène sonore se localise avec beaucoup de naturel. De plus la dynamique est bien au rendez‑vous. Elle s’exprime non seulement lors des envolées du niveau d’écoute qu’exigent certaines restitutions, mais aussi pour reproduire avec beaucoup de naturel les ambiances acoustiques les plus délicates porteuses d’« évènements sonores » ponctuels.

Sublimes écoutes

Un comportement que nous avons pu ressentir lors de l’écoute de nos plages test les plus dépouillées telles que l’incontournable version de Fever interprétée par Elvis Presley. Ici, la voix du chanteur bénéficie d’une excellente présence sans pour autant perdre en chaleur. De même les claquements de doigts, ainsi que leur courte réverbération, bénéficie d’une très belle dynamique qui garantit à l’écoute une sensation de naturel rare.

Enfin, la réponse en fréquence de l’Elegia est particulièrement étendue et ce point devient tangible dans bien des situations. Pour le bas du spectre, le grave bénéficie d’une très belle profondeur tout en restant ferme et charpenté. On ne donne jamais dans le ronflant à l’excès. L’Elegia est ainsi capable de reproduire non seulement l’impact mais aussi la profondeur, presque l’onde de choc, d’un coup de grosse caisse comme nous avons pu le constater à l’écoute de plages telles que Take Five de Dave Brubeck ou How it Feel, interprété par Sophie Zelmani. Des capacités confirmées par une salve de mesures brutes, mais toutefois incapables de laisser transparaître les réelles qualités du Focal Elegia. Encore une fois, rien ne vaut l’écoute.

Focal, désormais aussi spécialiste du casque…

Avec l’Elegia, Focal fait une brillante démonstration de sa maîtrise des phénomènes acoustiques qui peuvent naître au sein d’un casque. Un cas d’école qui diffère pourtant fondamentalement des problèmes que peuvent susciter les enceintes. Mais le constructeur français qui a entamé son histoire avec le marché du casque récemment, avec le spécimen Focal Spirit One apparu en 2011, apprend vite. Très vite. Bien sûr, les importants moyens de recherches et développements de Focal et son immense expérience et expertise de la reproduction sonore ont constitué un atout majeur dans la conception de ses différents modèles. Mais se hisser en quelques années au niveau des meilleurs du secteur, c’est une vraie prouesse qu’il faut apprécier à sa juste valeur. Car, désormais, le fait est là, l’annonce d’un nouveau casque Focal, gage de qualité, à l’instar d’une nouvelle série d’enceintes, est reçu avec enthousiasme par la rédaction et le marché.

 

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