Test de la Surface Pro 6

Microsoft a introduit l’année dernière une nouvelle version de sa machine hybride, la fameuse Surface Pro 6. Elle s’est pendant longtemps limitée au marché américain, mais elle est dispo en France depuis quelques semaines maintenant.

La firme m’a proposé d’en tester un exemplaire pendant quelques semaines.

Voici donc le test de la Surface Pro 6, une tablette qui ne manque pas d’atouts… mais qui souffre aussi de quelques défauts.

 

 

Packaging & Accessoires

Microsoft utilise toujours un peu le même type de packaging et la Surface Pro 6 ne déroge pas à la règle. La tablette est livrée dans une boîte blanche assez compacte avec un visuel sur le capot supérieur. À l’arrière, on retrouve les caractéristiques techniques habituelles.

Microsoft a été sympa et la firme m’a fait parvenir la version haut de gamme avec un Intel Core i7 de huitième génération, 16 Go de RAM et 512 Go de stockage au format SSD. Pour la couleur, on est sur la version noire et c’est tant mieux parce que c’est celle que je voulais.

En ouvrant la boîte, on tombe directement face à la Surface Pro 6. Elle paraît immense.

En réalité, elle ne l’est pas tant que ça, mais on en reparlera un peu plus loin.

Les accessoires se trouvent en dessous, dans deux boîtes séparées. Celle du haut contient le guide de mise en route rapide et tous les fascicules habituels.

Celle du bas regroupe le bloc chargeur et le câble d’alim. Et là, il y a du mieux. Le bloc chargeur est en effet assez compact. Il l’est même beaucoup plus que celui du Surface Book. Le port USB habituel permettant de charger un deuxième appareil est toujours présent. Il sera donc tout à fait possible de charger votre téléphone en même temps que votre tablette.

Alors je sais ce que vous allez dire : oui, mais la taille du chargeur, on s’en moque, blablablabla. Alors peut-être que c’est votre cas, mais perso, je suis très attentif à ce genre de détails. Quand vous êtes en voyage presse, chaque gramme et chaque centimètre carré compte. Or justement, la Surface Pro 6 s’adresse à un public nomade et c’est bien que Microsoft ait fait attention à la taille de son bloc chargeur.

Ce qui est moins chouette, en revanche, c’est qu’on ait encore besoin d’un câble d’alim. J’aurais préféré une solution à la Apple avec juste un bloc à brancher sur la prise secteur.

Et là, on en vient au deuxième point qui fâche : le connecteur magnétique propriétaire. Il n’a pas changé et il est similaire à celui présent sur le bloc chargeur des modèles précédents. Perso, j’aurais préféré un connecteur standard comme l’USB Type-C par exemple. Ca aurait été tellement plus simple et pratique.

Bon, et maintenant ? Eh bien c’est tout. Si vous voulez un autre accessoire, il faudra repasser à la caisse. La cover n’est pas fournie, pas plus que le stylet. Fort heureusement, Microsoft a pensé à m’envoyer deux ou trois bricoles de plus avec sa tablette.

Le Type Cover ne change pas. Et c’est tant mieux parce que la formule marche bien. On retrouve en effet toujours ces belles touches espacées et ce large pavé tactile en verre. Pas besoin de se casser la tête non plus pour le mettre en place puisqu’il suffira de poser la tablette dessus.

Le stylet est toujours aussi léger et toujours aussi agréable en main. Il est aussi muni de l’habituel système d’attache magnétique et il suffira donc de l’approcher de la bordure de la Surface Pro 6 pour l’accrocher à cette dernière.

En prime, Microsoft a aussi mis une Arc Mouse dans la boîte. Ce sera ma première fois avec cette souris puisque j’utilise habituellement la Designer Mouse avec le Surface Book. Le côté pliable a l’air assez fun, mais il faudra voir à l’usage si la solution proposée est confortable.

Test de la Surface Pro 6 : image 2

Design & Ergonomie

En dehors de la couleur, rien ne change. La Surface Pro 6 est toujours équipée d’une coque en magnésium, une coque à la fois légère et résistante aux chocs.

Grâce à cette particularité, l’appareil est donc très léger en main et si c’est indéniablement une bonne chose pour les usages de type tablette, on ne peut pas s’empêcher de penser que c’est impressionnant d’avoir réussi à caser autant de trucs dans un produit aussi fin et maniable.

Cela n’a l’air de rien, mais ça demande une bonne dose d’expertise, surtout en matière de dissipation de la chaleur d’ailleurs.

L’autre truc sympa, c’est le pied intégré. Il pourra prendre plusieurs positions possibles et il sera donc possible de régler assez finement le degré d’inclinaison de la tablette. Là encore, cela contribue pour beaucoup à la flexibilité du produit. Un produit qui pourra tour à tour être utilisé comme une tablette, un ordinateur portable ou une tablette graphique.

L’écran est imposant, mais il est aussi entouré par d’épaisses bordures. Elles contribueront à la bonne préhension de l’appareil, c’est vrai, mais elles auraient tout de même pu être réduites d’un ou deux millimètres histoire de donner un aspect un peu plus aérien à l’ardoise.

Apple a réussi à le faire avec l’iPad Pro et donc du coup on ne peut pas s’empêcher de comparer les deux produits, même s’ils n’ont en réalité pas grand-chose à voir l’un avec l’autre.

Rien à dire de particulier au niveau de l’ergonomie. Les trois boutons sont placés en haut, sur l’épaule gauche de la tablette. Le bouton de mise sous tension arrive en premier, suivi par les deux contrôles du volume assemblés au sein de la même touche.

Le moment est venu d’aborder la plus délicate de cette partie du test, à savoir la connectique. Parce que là, Microsoft accuse tout de même un sacré retard par rapport à ses concurrents.

En dehors du connecteur magnétique utilisé pour la Type Cover, la Surface Pro embarque en tout et pour tout trois ports : une prise casque, une sortie Mini Display Port et… un port USB Type-A. Le lecteur de cartes micro SD se trouve pour sa part sous le pied de la tablette.

Alors à première vue, c’est pas mal, mais le port USB Type-A, franchement, ce n’est pas une bonne idée. En tout cas, ça ne l’est plus désormais. Un port USB Type-C aurait été bien plus logique. Le format se développe de plus en plus et la tendance va se poursuivre dans les années à venir. Du coup, au bout du compte, ce connecteur USB Type-A va finir par devenir un handicap.

Test de la Surface Pro 6 : image 4Test de la Surface Pro 6 : image 5

Écran, Processeur & Autonomie

La Surface Pro 6 a un look très actuel, c’est indéniable. Mais qu’en est-il de sa fiche technique ? On va tenter de répondre à cette épineuse question dès à présent.

La Surface Pro 6 est équipée d’une dalle PixelSense dotée d’une diagonale de 12,3 pouces. Elle peut afficher du 2736 x 1824 dans un format en 3:2 et elle est bien entendu tactile. Elle supporte également les stylets.

Si vous avez déjà eu un appareil de la gamme Surface entre les mains, alors vous savez sans doute que ces produits sont réputés pour l’excellente qualité de leur dalle. La Surface Pro 6 ne déroge pas à la règle et elle est ainsi pourvue d’un des meilleurs écrans du marché.

Sans aller aussi loin que l’écran du Surface Book 2 en termes de définition, la Surface Pro 6 offre donc une surface de travail conséquente. Suffisamment pour pouvoir s’adonner aux joies du multitâche. Certes, la diagonale est un peu restreinte, mais c’est le prix à payer pour une machine nomade.

Pas de mauvaise surprise au niveau de la colorimétrie. Elle tape juste. Les contrastes sont aussi plutôt bons et la luminosité de la dalle est suffisante pour lui permettre de rester lisible en plein soleil. Regarder des vidéos, un film ou l’épisode d’une série sur la Surface Pro 6 est tout à fait envisageable.

En revanche, la vitre de protection recouvrant la dalle n’est malheureusement pas traitée contre les reflets et il faut avouer que c’est assez dommage. Encore plus pour une machine nomade censée pouvoir être utilisée en extérieur.

J’en ai parlé un peu avant, mais le modèle prêté par Microsoft est le modèle haut de gamme, et donc celui équipé d’un Intel Core i7-8650U et de 16 Go de mémoire vive, avec 512 Go de stockage au format SSD à la clé.

Alors bien sûr, le processeur est très impressionnant, mais il ne faut pas perdre de vue que la tablette est dépourvue de GPU dédiée et elle se contente ainsi d’une Intel UHD Graphics 620. Un chipset qui n’est pas forcément mauvais, mais qui a tout de même ses limites. Nous reviendrons cependant sur les usages possibles de la tablette un peu plus loin.

En tout cas, pour une utilisation courante, la Surface Pro 6 ne manque pas de puissance. Que ce soit en bureautique, en consultation web ou même en multimédia, elle sera capable de s’acquitter de toutes les tâches confiées sans la moindre difficulté.

Durant ces quelques semaines de test, je n’ai ainsi pas noté la moindre latence pour un usage courant.

Maintenant, lorsqu’on parle d’appareil nomade, il y a aussi un autre point à prendre en considération : son autonomie. De son côté, Microsoft annonce environ 13 heures d’autonomie en lecture de vidéos. Avec un détail qui a son importance : les vidéos en question doivent être stockées localement sur la tablette. Pas de streaming, donc.

Il est évidemment très compliqué de donner des mesures universelles. L’autonomie d’un ordinateur ou d’un appareil nomade dépend exclusivement de son usage et, finalement, tout dépendra de ce que vous faites avec.

En ce qui me concerne, avec un usage mixte à base de consultation web, de courriels, de retouches de photos et de multimédia, je tiens en moyenne une grosse journée de travail, soit entre 8 et 9 heures.

Test de la Surface Pro 6 : image 6Test de la Surface Pro 6 : image 7

En Utilisation

Les habitués le savent, en règle générale, après avoir passé en revue le design et les caractéristiques techniques d’un produit, mes tests enchaînent sur la partie logicielle.

Mais cette fois, ce sera un peu différent. La Surface Pro 6 est en effet livrée sous Windows 10 et quelque chose dit que vous le connaissez déjà.

Du coup, je me suis dit qu’il était plus pertinent de me focaliser sur les usages permis avec la tablette.

Parce qu’au final, c’est vraiment ça qui compte : savoir ce que l’on peut faire avec un produit et connaître de ce fait ses atouts et ses faiblesses.

Alors j’aurais pu faire tourner tout un tas de benchmarks savants et prendre une tonne de mesures avec des sondes extrêmement complexes, mais j’ai préféré opter pour une solution plus simple, moins coûteuse et surtout plus pertinente.

J’ai utilisé exclusivement la Surface Pro 6 pendant toute une semaine. L’idée de base, c’était en effet de déterminer si la tablette pouvait répondre à mes usages.

Et là je vous vois venir. Mais quels sont-ils ces usages, exactement ?

Rien de condamnable ou de répréhensible, je vous rassure. Enfin presque pas. Mon PC, je l’utilise principalement pour faire de la veille sur Internet, écrire et corriger des articles dans mon WordPress, lire tous les gentils messages publiés sur les réseaux sociaux, retoucher des images et faire du montage vidéo.

Après, pour être le plus exhaustif possible, j’ai également intégré une autre composante à mon protocole de test : les jeux vidéo. Je ne suis pas un grand gamer, mais il fallait bien explorer cette piste.

En mode nomade, il faut bien l’avouer, la Surface Pro 6 à de solides atouts. Elle est très légère et elle n’aura aucun mal à se faire oublier une fois dans le sac à dos. Le fait de pouvoir l’utiliser comme une tablette dans une optique de consultation ou comme un ultrabook pour bosser et produire du contenu est évidemment très appréciable.

Le clavier n’est d’ailleurs pas mauvais. Les touches sont assez confortables, avec une course rapide. Surtout, Microsoft a eu l’intelligence de bien les espacer afin d’éviter autant que possible les frappes hasardeuses. En revanche, le manque de rigidité de la Type Cover m’a un peu gêné à la longue.

Mais la Surface Pro 6 ne s’adresse pas uniquement aux fondus de bureautique. La tablette cible aussi les créatifs et notamment les illustrateurs. Le nouveau stylet élaboré par Microsoft est d’ailleurs très efficace et les sensations se rapprochent de celles d’un vrai stylo.

La tablette sera en effet capable de reconnaître le niveau de pression exercée sur la mine et on a du coup l’impression d’avoir un vrai feutre ou un vrai pinceau entre les doigts.

Quel dommage en revanche que le talent ne soit pas livré avec.

À la base, il n’est pas étonnant que la Surface Pro 6 excelle dans ces usages. Elle a été expressément développée dans une optique nomade.

Et c’est précisément pour cette raison que j’ai eu envie d’explorer un troisième usage : le desktop.

Pour mener à bien cette opération, j’ai donc utilisé un adapteur DisplayPort pour connecter la Surface Pro 6 à mon écran 4K de 34 pouces, un écran produit par LG – ce qui n’a pas d’importance – et intégrant une dalle au format wide. Et donc une dalle très large.

Aucun souci pour connecter les deux. La Surface Pro 6 a bien reconnu l’écran et il a ensuite suffi d’aller faire un tour dans les réglages pour bénéficier de la résolution native de mon écran.

Je vais être franc, je m’attendais à quelques ralentissements, mais cela n’a pas été le cas. Le Core i7 et les 16 Go de RAM ont bien faire leur office. Dans cette configuration, je n’ai donc noté aucune différence entre ma tour et la tablette.

Du moins pas pour une utilisation de type bureautique.

J’ai bien évidemment tenté d’aller un peu plus loin en me tournant vers des logiciels un peu plus gourmands comme Photoshop ou Lightroom CC.

Photoshop n’a posé aucun problème, même avec des fichiers assez lourds. Ce qui ne m’a d’ailleurs pas vraiment surpris.

Lightroom CC n’a pas non plus posé de problème à la Surface Pro 6, même sur les traitements les plus gourmands. Les seuls moments où la tablette a semblé ralentir, c’est avec l’outil permettant de supprimer des éléments de l’image. Quelques latences se sont en effet fait sentir par moment, sans que cela ne dégrade l’expérience utilisateur.

Le moment est venu de pousser la Surface Pro 6 dans ses derniers retranchements… avec le montage vidéo sous Premiere Pro.

Pour commencer, je suis parti d’un nouveau projet en m’appuyant sur des rushes tournés à l’occasion du dernier Talk.

Alors c’est très amusant, puisque c’est en lançant Premiere Pro que j’ai entendu pour la toute première fois les ventilateurs de la tablette. Cette dernière était en effet restée totalement silencieuse jusque là.

Le résultat était plutôt mitigé. Si le logiciel s’est finalement montré assez réactif, la navigation au sein de la timeline a malheureusement posé problème avec les rushes en 4K. Il était en effet impossible d’obtenir une lecture fluide des séquences composant le projet. Pas sans créer des doublures, en tout cas.

J’espérais voir la situation s’améliorer en export, mais cela n’a pas été le cas. L’opération a pris pas mal de temps et la Surface Pro 6 a ainsi eu besoin de 35 minutes pour encoder une vidéo d’une minute trente en 4K, avec un VBR en deux passages et un débit fluctuant entre 60 et 80 Mbps.

Eh oui, ça fait très long. Beaucoup trop long, même. D’autant que lorsque vous lancez un export, alors votre machine deviendra presque inutilisable. Même OneNote aura tendance à lagger, c’est pour dire.

Bon, et pour les jeux alors ?

Et le problème est exactement le même pour les jeux. À la base, j’avais prévu de tester deux titres différents, à savoir Age of Empire II HD et GTA 5. Et bah en fait, j’ai juste eu besoin de tester Age of Empire II.

Tout comme avec Premiere Pro, les latences étaient en effet nombreuses et j’ai donc très vite réalisé que GTA 5 n’avait absolument aucune chance de tourner correctement sur la Surface Pro 6. Alors bien sûr, en désactivant l’aliasing sur les ombres, vous pouvez améliorer la situation, mais le résultat est très loin d’être probant.

Et au final, ces résultats ne sont pas très étonnants. Si la Surface Pro 6 embarque un gros processeur et pas mal de mémoire vive, elle est dépourvue de GPU dédié. Et une carte graphique intégrée a bien entendu ses limites, des limites que l’on ressent très vite lorsqu’on tente de faire du montage vidéo ou de jouer à des jeux.

Alors je comprends parfaitement ce qui a poussé Microsoft à se passer d’un GPU dédié. La tablette est très fine et sur un appareil de ce type, la notion de dégagement de chaleur n’est pas anecdotique. La firme a donc opté pour une carte graphique intégrée plus économe en énergie et plus facile à refroidir.

Cela dit, il y a une autre composante à prendre en compte : le prix de vente. Le modèle qui m’a été prêté par l’entreprise est proposé à 2069 € sans ses accessoires sur le Windows Store. Et franchement, deux mille balles pour un ordinateur qui a besoin d’une demi-heure pour exporter une vidéo d’une minute, c’est un peu abusé.

Parce qu’au final, pour le même prix, vous pourrez acheter le plus puissant des MacBook Pro 13″, un ROG Strix ou même un MSI GS65.

Test de la Surface Pro 6 : image 8Test de la Surface Pro 6 : image 9

Conclusion

Le moment de conclure ce test est arrivé. Et donc de faire un bilan de ces quelques semaines passées en la compagnie de la Surface Pro 6.

Esthétiquement, rien à dire, la tablette est jolie et légère. Elle pourra donc être facilement manipulée d’une seule main. Gros coup de cœur aussi pour le boîtier en magnésium noir qui est vraiment superbe et qui donne beaucoup de cacher à l’appareil.

L’écran est parfait pour sa part, avec une belle dalle très lumineuse et une colorimétrie à tomber par terre. Alors c’est vrai, j’aurais aimé retrouver une vitre de protection traitée contre les reflets, mais le résultat reste tout de même très valable et c’est la même chose pour le processeur ou l’autonomie.

Après, sur les usages, tout dépend finalement de la cible. Pour moi, la Surface Pro 6 est surtout adaptée à une utilisation nomade, mais ce sont finalement les créatifs qui seront les plus susceptibles de succomber à ses nombreux charmes. Le stylet est en effet très efficace et nul doute que les personnes disposant d’une fibre artistique trouveront de nombreux moyens de l’exploiter pleinement.

En revanche, la Surface Pro 6 n’est pas faite pour les vidéastes ou les YouTubeurs. Monter une vidéo relève presque de l’épreuve de force et l’export relève juste de la folie. Maintenant, sur ce point, il faut tout de même rappeler que Premiere Pro 2019 pose de nombreux problèmes, même sur des configurations très puissantes.

Ceci étant, vu comme Age of Empire II HD tourne sur la tablette, je crois qu’on peut dire sans se tromper que la Surface Pro 6 paye cher l’absence d’un véritable GPU.

 

 


LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here