Test : Asus ROG Chimera, le PC portable gamer qui boxe dans la catégorie poids lourds

C’est à l’occasion de l’IFA 2107 qu’Asus officialisait son dernier mastodonte portable dédié au jeu vidéo, le Chimera. Ou plus exactement le ROG G703VI. Contrastant furieusement avec le ROG Zephyrus, uen machine de jeu fine et puissante, ce PC portable écran 17,3 pouces n’a pas vocation à être discret. Ni même, à bouger de la maison. Asus annonce que le Chimera c’est plus de 4 kilos de puissance brute au service du jeu vidéo, avec les meilleurs composants du moment. La configuration que nous avons eue en test est annoncée au prix de 3500 euros (G703VI-E5095T) et elle est d’ores-et-déjà disponible en magasin.

Asus ROG Chimera G703VI

Voilà longtemps qu’Asus ne nous avait pas gratifié d’un PC portable aussi imposant. Entre le Zephyrus ou encore le G701V, nous nous étions habitué à recevoir des machines bien plus sveltes.

Si la puissance est toujours d’actualité, comme nous le verrons plus loin, la finesse et la légèreté sont, elles, un peu passées à la trappe. Faisant référence à une impressionnante bête mythologique (un tiers lion, un tiers serpent, un tiers chèvre), le Chimera accuse une épaisseur de 5,5 cm et pèse… plus de 4,7 kilos ! Poids auquel vient s’ajouter celui de l’adaptateur secteur : 1,46 kilo. Considérant ces différents relevés, ce ordinateur portable à écran 17,3 pouces est clairement une machine sédentaire, un peu conçue comme un PC de bureau.

Asus ROG Chimera G703VI

Les sorties vidéo (HDMI et mini DisplayPort) sont, par exemple, déportées à l’arrière, juste à côté de la prise d’alimentation et d’une prise USB 3.0. De quoi raccorder une souris de jeu et un éventuel second écran sans courir de risque de heurter les câbles de la main droite, celle qui repose normalement sur le mulot de combat. Il n’y a rien de plus rageant que de louper un frag parce que la course de la souris a été stoppée net par un fil qui n’avait rien à faire là !

Asus ROG Chimera G703VI
Asus ROG Chimera G703VI

Toujours pour éviter un éventuel accident de mulot, la prise réseau, deux autres prise USB (une 3.0, une Type-C/Thunderbolt 3) et les connecteurs pour un casque analogique se trouvent sur le flanc gauche. Une prise casque qui est épaulée par un DAC (ESS Sabre HiFi) et plusieurs surcouches logicielles permettant d’améliorer ou de spatialiser le son si le coeur vous en dit. Pour clore cet interlude musical, sachez aussi que le Chimera embarque quatre enceintes, deux sous l’écran, deux sous la machine. Le son n’est pas d’une qualité impressionnante, mais la puissance est rendez-vous.

Enfin, précisons que le flanc droit du G703VI se voit tout de même pourvu de deux prises USB 3.0 supplémentaires et d’un lecteur de carte SD. Bien entendu, le module Wi-Fi n/ac (compatible Bluetooth 4.2) est de la partie, cachée dans les entrailles de la machine.

Taillé pour les très longues séances de jeu

Quand il s’agit de fabriquer des machines de jeu haut de gamme, Asus ne lésine pas sur les matériaux. Le lourd boîtier est dont très robuste, le dos de l’écran tout en métal est bien rigide et inspire confiance.

Asus ROG Chimera G703VI

Il n’y peut être que la partie plastique de couleur bronze située au niveau des charnières qui risque de se rayer assez rapidement. Mais pour le reste, la machine est conçue pour durer.

Asus ROG Chimera G703VI

On apprécie également que le constructeur ait pensé à recouvrir le plateau du clavier d’une matière type « peau de pêche », un peu caoutchouteuse qui est très agréable au toucher et limite la transpiration palmaire. D’ailleurs, que vos mains se rassurent, elles seront bien calées et auront de la place pour évoluer sur le clavier.

Ce dernier est équipé de touches séparées, à course moyenne et dont la sensation de frappe se rapproche de celle éprouvée sur un clavier mécanique. Cerise sur le gâteau, l’ensemble brille de mille couleurs. Elles sont bien sûr personnalisables à l’aide de l’un des logiciels préinstallés sur la machine.

Asus ROG Chimera G703VI

A noter, la présence de sept touches de raccourcis, juste en dessous de l’écran. Grâce à elles, il est possible, par exemple, de baisser ou augmenter le volume, de lancer le ROG Game Center ou encore l’application Xbox de Windows 10.

Asus ROG Chimera G703VI

Tel un gros bombardier, le G703VI n’attend qu’un signal pour lancer l’offensive sur la planète jeu vidéo. A peine le bouton de mise en marche pressé, la machine rugit, le logo ROG ornant le dos de l’écran s’illumine, le clavier également, et en quelques secondes à peine, le Chimera est bon pour le service.

Cet écran 17,3 pouces avait tout pour faire un carton

Considérant le prix très élevé de ce Chimera, nous nous attendions à trouver un écran 1440p. Il n’en est rien. Asus mise sur un modèle Full HD mat, utilisant une dalle IPS, comme beaucoup de ses concurrents. En revanche, pas question d’une banale dalle rafraîchie à 60 Hz. Ici, on a le droit à un panneau d’affichage officiant à 144 Hz, une première dans le monde du PC portable gamer.

Asus ROG Chimera G703VI
Asus ROG Chimera G703VI

Et un bonheur n’arrivant généralement pas seul, la technologie Nvidia G-Sync est aussi de la partie ! Voilà qui va ravir les joueurs les plus exigeants, avides de fluidité extrême dans leurs jeux préférés et qui ne souhaitent pas être gênés par des effets visuels gênants pendant leurs longues heures de jeu.

On pense notamment au tearing (déchirement de l’image à l’horizontal) ou aux ralentissements brutaux provoqués par une chute d’image par seconde (ips) momentanée. Deux effets que le G-Sync se charge de contrer en harmonisant la vitesse de rafraîchissement de l’écran sur le nombre d’ips généré par la carte graphique (ici, une GTX 1080).

Certes bardé de technos à la pointe, cet écran, une fois passé à la sonde, n’est pas aussi bon que nous l’espérions. La luminosité maximale moyenne a été mesurée à 279 cd/m2 et le taux de contraste, à un tout petit peu plus de 1000:1. Rien de honteux, bien que la mention « Assez bien » ne soit décrochée que de justesse.

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